CARTON ROUGE Numéro 24 – Trop, c’est trop…


 

 

« CARTON ROUGE Numéro 24 »

 

 

« Trop,  c’est trop »

 

L’association « Supporter Sans Interférer » est consternée d’assister régulièrement à des débordements, bagarres entres supporteurs, stadiers, dirigeants, joueurs dans les enceintes sportives (et en dehors)….  En effet, depuis 15 jours, l’Olympique Lyonnais, la Ligue de Football Professionel, les intervenants de ce sport  vivent un cauchemar.

Nous défendons depuis des années les valeurs du sport et du Football : mais là, trop c’est trop. Pourrons-nous aller voir un match sans appréhension, tension, violence dans les tribunes et autour des stades. Ces comportements sont uniques dans le monde sportif. C’est un fait et nous sommes navrés de le constater : de tels débordements n’arrivent que dans le Football.

 

Olympique Lyonnais – Besiktas Istanbul, Quart de finale de la Ligue Europa (match aller), 13 avril 2017, Parc O.L :

Après les violences lors du match O.L – Besiktas (en dehors et sur le terrain), le sociologue Nicolas Hourcade avait établi un constat alors que les violences se multiplient lors de matchs de football : «C’est difficile de gérer 20 ou 25.000 supporters visiteurs quand on n’a pas pris l’habitude de gérer régulièrement 2 ou 3.000 personnes. Il n’y a pas de routine de travail, pas d’expertise en la matière.»

 

Crédit vidéo : France TV Sport

Violences entre supporters, envahissement de terrain… Jeudi 13 avril 2017, le match de Ligue Europa entre Lyon et le Besiktas, match retardé…

 

Les Sanctions : 

Un seul supporteur a été arrêté et jugé en comparution immédiate pour violence, il a frappé un stadier. Ce fan de Besiktas de 27 ans (turc né en Allemagne) a été filmé par les caméras de vidéo-surveillance au coeur des affrontements qui ont précédé la rencontre de jeudi 13 avril au Parc O.L.

Le jugement (en comparution immédiate) est le suivant : deux mois de prison ferme avec mandat de dépôt et une interdiction du territoire  pendant deux ans.

L’U.E.F.A n’a pas tardé à réagir. Le 19 avril 2017, elle exclut L’Olympique Lyonnais et le Besiktas Istanbul pour deux ans avec sursis de toutes compétitions européennes suite aux « incidents » survenus lors du quart de finale aller de Ligue Europa au Parc OL.

Donc, si des « incidents » venaient à se reproduire durant ces 2 ans (et, attention au match retour à Istanbul (à haut risque)), les deux clubs ne pourraient pas participer à la prochaine compétition européenne (Ligue des champions ou Ligue Europa) pour laquelle ils seraient qualifiés.

Les 2 clubs (français et turc) ont écopé, également, d’une amende de 100.000 euros.

Jean-Michel Aulas, Président de l’Olympique Lyonnais, a déclaré, aussitôt la décision annoncée par l’U.E.F.A : «C’est une décision équitable. On a été surpris de la violence de certains supporters. La loi française nous a été défavorable. On sera peut-être obligés de ne pas respecter la loi du refus de vente. Les pouvoirs publics nous accompagneront plus. On apprend tous les jours. On respecte la décision de l’UEFA. Il y a eu des débordements et on a eu une part de responsabilité. J’ai eu la bonne idée de rejoindre la tribune dans laquelle les supporters étaient pourchassés. On a eu une bonne réaction. Le match n’aurait pas eu lieu autrement. On verra si on fait appel. Mais en première analyse, c’est une sanction qu’on assume».

 

S.C Bastia – Olympique Lyonnais, Ligue 1, 16 avril 2017, Stade Armand-Césari  :

Le 16 avril 2017, le SC Bastia et l’Olympique Lyonnais devaient jouer au Football.

Mais cela n’a pas été le cas, le match a été arrêté avant la fin et  même l’échauffement a été émaillé d’affrontements entre supporteurs et joueurs.

Cela a vite dégénéré et la rencontre a été arrêtée avant son terme. Un spectacle pitoyable auquel le monde entier a assisté. Nous n’avons pas pu regarder cette rencontre en entier du championnat français. Ces attitudes, bagarres ont été vues partout . Elles ont ternies l’image du sport et ces faits ont été commentés par la presse européenne et mondiale.

Dans la soirée du match entre le S.C B et O.L, la L.F.P a « condamné avec la plus grande fermeté les incidents survenus avant la rencontre et à la mi-temps du match S.C Bastia / Olympique Lyonnais ». (lien : http://www.lfp.fr/corporate/article/communique-de-la-lfp-41.htm).

La présidente de la L.F.P, Nathalie Boy de la Tour, a déclaré le 17 avril 2017 : « Il y a beaucoup de tristesse, d’incompréhension… Les mots sont faibles en général pour qualifier ce genre de comportement. Trop, c’est trop, il s’agit de faits inqualifiables. Des supporters qui agressent des joueurs, c’est du jamais vu dans l’histoire de la Ligue 1. Ça nous choque profondément. Nous déplorons que le SC Bastia donne une image horrible de notre football, cela nuit à l’image du football professionnel, qui ne mérite pas cela. »

Le secrétaire d’État aux Sports, Thierry Braillard, s’est dit «scandalisé». «Ce sont des faits inacceptables qui devront être sanctionnés à la hauteur de leur gravité. On a voté une loi, le 10 mai 2016, qui renforçait les sanctions par des interdictions de stade, les gens qui ont provoqué et même tapé les joueurs n’ont rien à faire dans un stade.»

 

 

Les Sanctions : 

La Commission de discipline de la L.F.P, qui se réunissait le 20 avril 2017 suite aux débordements du match du 16/4/2017, a décidé de fermer à titre conservatoire le stade Armand-Césari de Bastia. Le S.C.B devra jouer son prochain match sur terrain neutre et à huis clos.

L’Association des ultras « Bastia 1905 », impliquée dans les incidents du match de Ligue 1 contre Lyon (match arrêté avant son terme), a annoncé « sa mise en sommeil » jusqu’à nouvel ordre et en attendant la prochaine décision de la Commission de Discipline de la L.F.P.

 

 

Ces actes ne resteront, bien-sûr, pas sans conséquences pour l’image du football, de ses intervenants, de ses dirigeants, de ses clubs, ses associations de supporteurs et  les joueurs… Le traumatisme est tant psychologique que moral.
Le club corse et le peuple corse dénoncent unanimement ses actes odieux. Ils ne peuvent cautionner, comprendre et innocenter ses bagarres car elles sont nuisibles pour tout le monde.

Le football, ce n’est pas cela…

D’ailleurs, les agresseurs risquent gros. Les peines encourues sont importantes : entre trois et cinq ans de prison et des interdictions de stade allant jusqu’à cinq ans. Le fait que ces actes se soient passés au sein d’une enceinte sportive est une circonstance aggravante. 

Le parquet de Bastia promet une enquête «marquée par de la détermination, de la célérité, mais sans précipitation.»

 

Nous recherchons, toujours, des bénévoles, mécènes, personnes ayant envie de s’investir pour nous rejoindre et vivre une expérience pleine de sportivité et d’humanité.

Le travail est énorme mais il faut que les comportements changent… 

Soyons passionnés et pas fanatiques.

 

 

Sportivement.

 

Vincent n°17